Le mot #25 : Procrastination

par Clémentine Imbert | le 7 juillet 2014

procrastinate now and panic later

Nous le voyons partout, et de plus en plus… pourquoi ? Retour sur un mot que l’on aime particulièrement.

Origines

Ce mot, apparu au XVIème siècle, vient du latin « procrastinatio », pro qui signifie « en avant » et cras qui signifie « demain ». Il s’agit donc tout simplement de remettre au lendemain, de faire plus tard ce que l’on peut faire maintenant. Il semblerait que traîner, lézarder, buller plutôt qu’effectuer les tâches que l’on doit faire, soient les activités favorites des gens qui procrastinent beaucoup…

Paresse?

Autrefois autrefois signe de sagesse et perçue comme une longue réflexion avant l’action, la procrastination deviendrait-elle aujourd’hui synonyme de paresse ?

La peur, le manque de plaisir à faire tout de suite, l’évitement d’un désagrément, la distraction, …, voilà un tas de raisons qui nous pousseraient bien souvent à procrastiner.

Pourquoi est-il à la mode ? Si le terme « procrastiner » n’est présent dans aucun dictionnaire français, la forme verbale de celui-ci est en revanche très utilisée par les anglais (« procrastinate »). C’est donc, une fois de plus, de l’anglais que vient cette utilisation.

Il est peut être tout simplement le résultat d’un mal de notre société ? To-do-lists à rallonge, agendas de ministre, impression de surmenage… CQFD, on procrastine parce qu’on sur-nage.

On arrête tous de procrastiner ? C’est pas demain la veille…